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C’est chose tendre que la vie

C’est chose tendre que la vie.
Entretiens avec François L’Yvonnet.
Albin Michel, collection « Itinéraires du savoir »
544 pages, 24 €
(en librairie le 3 septembre)

ISBN 978-2-226-31727-8

Quatrième de couverture

« Citons une dernière fois la formule de Montaigne, qui pourrait servir de titre à notre livre : “C’est chose tendre que la vie, et aisée à troubler…” La philosophie, pour la plupart d’entre nous et quoi qu’ait pu prétendre Épicure, n’abolit pas ce trouble, toujours possible, mais rend cette tendresse-là un peu plus précieuse, un peu plus consciente, un peu plus réfléchie, un peu plus forte, un peu plus libre, un peu plus sage… Puis il y a le plaisir de penser, qui est l’un des plus vifs qui soient ! »

Stimulé par les questions de François L’Yvonnet, André Comte-Sponville revient sur son parcours, depuis l’enfance jusqu’à aujourd’hui, et présente un tableau d’ensemble de sa philosophie. Un livre-bilan, à la fois singulier et fort.

 

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Du tragique au matérialisme (et retour)

Sous-titré « Vingt-six études sur Montaigne, Pascal, Spinoza, Nietzsche et quelques autres ».

Quatrième de couverture

« Tragique et matérialisme dessinent, dans l’histoire de la philosophie, deux traditions différentes, qui parfois se rencontrent, parfois s’opposent. Le but de cet ouvrage est d’explorer quelques moments de ce double cheminement, depuis l’Ecclésiaste jusqu’à nos jours. Ma thèse est que le matérialisme, s’il est rigoureux, se doit d’être une pensée tragique, c’est-à-dire aporétique, déceptive, inconsolée. Et qu’une sagesse qui se sait insuffisante et insatisfaite (une sagesse tragique) vaut mieux, de ce point de vue, que la suffisance d’une sagesse prétendument satisfaite. Cela amène à prendre quelque distance avec Épicure, Spinoza, Nietzsche et Marx. Et à se trouver plus proche de Lucrèce, de Montaigne ou du dernier Althusser. » A. C.-S.

 

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Dictionnaire philosophique

De mon point de vue, une œuvre magistrale ! C’est bien la philosophie d’André Comte-Sponville qui nous éclaire en plus de 1600 définitions.

André Comte-Sponville nous explique

« J’aime les définitions. J’y vois davantage qu’un jeu ou qu’un exercice intellectuel : une exigence de la pensée. Pour ne pas se perdre dans la forêt des mots et des idées. Pour trouver son chemin, toujours singulier, vers l’universel.
La philosophie a son vocabulaire propre : certains mots qui n’appartiennent qu’à elle, d’autres, plus nombreux, qu’elle emprunte au langage ordinaire, auxquels elle donne un sens plus précis ou plus profond. Cela fait une partie de sa difficulté. Un jargon ? Seulement pour ceux qui ne le connaissent pas ou qui s’en servent mal. Voltaire, à qui j’emprunte mon titre, a su montrer que la clarté, contre la folie des hommes, était plus efficace qu’un discours sibyllin ou abscons. Comment combattre l’obscurantisme par l’obscurité ? La peur, par le terrorisme ? La bêtise, par le snobisme ? Mieux vaut s’adresser à tous, pour aider chacun à penser. La philosophie n’appartient à personne. Qu’elle demande des efforts, du travail, de la réflexion, c’est une évidence. Mais elle ne vaut que par le plaisir qu’elle offre : celui de penser mieux, pour vivre mieux. C’est à quoi ces 1 654 définitions voudraient contribuer. » A. C.-S.