Les audios d’A.C.-S.

DVD

Le Bonheur – Visions Occidentale Et Chinoise

Pour savourer une belle discussion sur les visions comparées du bonheur en Occident et en Chine.

Claude Colombini-Frémeaux présente le CD

« André Comte-Sponville et François Jullien, sous la médiation de Françoise Dastur, confrontent la vision occidentale du bonheur avec celle de la pensée chinoise : d’une part, une culture chrétienne marquée par le dolorisme et la culpabilité et d’autre part une philosophie chinoise qui se dispense de l’idée du bonheur, au profit d’une autre préoccupation, celle de nourrir sa vie.
Entre la vision occidentale du bonheur comme but de la vie humaine et, en miroir, celle de la pensée chinoise d’un “vivre à propos”, il est intéressant de se demander si c’est bien la quête du bonheur qui doit véritablement gouverner la vie des êtres humains.
Cette rencontre, organisée par François Lapérou, pour Arte-Filosofia, nous fait découvrir que l’aspiration au bonheur, prétendument universelle, est en réalité un produit de l’histoire et de la culture. » Claude Colombini-Frémeaux (présentation accessible ici fremeaux.com)

 

DVD

L’amour – Cours en 3 CDs

À écouter sans modération. André Comte-Sponville est un orateur exceptionnel. Dans ce magnifique cours sur l’amour, il nous montre une fois de plus toute l’étendue de son talent pédagogique.

André Comte-Sponville nous explique

« L’amour se dit en plusieurs sens, qu’on se plaît parfois à confondre et que nous essaierons au contraire de distinguer. Il y a le rêve de la fusion et l’expérience du manque. Il y a la passion et l’amitié. Il y a l’amour qui prend et l’amour qui donne. Celui qui rêve et celui qui connaît. L’amour fou et l’amour sage. Il y a “la grande souffrance du désir”, comme dit Platon; mais aussi sa puissance et sa joie, comme dit Spinoza. Et puis il y a la charité, la très douce et très pure charité. Mais en sommes-nous capables ?
Tout cela peut se dire en grec, autour de trois mots, qui sont comme les trois noms de l’amour : éros, philia, agapè. C’est ce que nous essaierons de comprendre, en français, et tel est le plan de cet exposé. L’erreur serait d’opposer ces trois amours, comme s’il fallait choisir entre eux. Le vrai est qu’ils vont ensemble. Ce ne sont pas trois mondes différents, ni trois essences séparées. Ce sont plutôt trois pôles (dont l’un, peut-être, imaginaire), mais dans un même champ, qui est le champ d’aimer; ou trois moments dans un même processus, qui est celui de vivre; ou trois concepts, toujours plus pauvres que l’infinie complexité du réel, qu’ils aident à comprendre, certes, mais ne sauraient remplacer. Reste alors à vivre ces trois amours, autant qu’on peut, et c’est la seule façon d’aimer la vie. » A. C.-S.